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Point d'attention

Deepfakes et arnaques dopées à l'IA

Faux dirigeant au téléphone, fausse vidéo, faux conseiller : reconnaître, réagir, et qui alerter.

Vérifié le 28/10/2026 sur les sources officielles citées en bas de page

Les escroqueries ne sont pas nouvelles. Ce que l'IA change, c'est leur qualité : un français impeccable, une voix qui ressemble à celle de votre dirigeant, une vidéo crédible. La bonne nouvelle : les réflexes qui protègent restent simples.

Ce que l'IA change, et ce qu'elle ne change pas

  • Les courriels d'hameçonnage n'ont plus de fautes : ce n'est plus un indice fiable.
  • Quelques secondes d'enregistrement peuvent suffire à imiter une voix.
  • Une vidéo ou une photo peut être fabriquée de toutes pièces (hypertrucage, ou « deepfake »).
  • Mais l'escroc a toujours besoin des mêmes leviers : l'urgence, le secret, l'autorité, et un changement de procédure (nouveau RIB, nouveau canal).

Cybermalveillance.gouv.fr consacre un article aux menaces et opportunités de l'IA, et rappelle qu'il faut se méfier des chiffres alarmistes non sourcés.

Les scénarios à connaître

La fraude au président (faux ordre de virement)

Quelqu'un se fait passer pour un dirigeant, un fournisseur ou un collègue et demande un virement « urgent et confidentiel », ou un changement de coordonnées bancaires. Avec l'IA, l'appel peut avoir la voix du dirigeant. Cybermalveillance.gouv.fr publie une fiche réflexe dédiée.

Le faux conseiller bancaire

Un « service anti-fraude » vous appelle pour une opération suspecte et vous demande des codes ou une validation. Ne rappelez jamais le numéro reçu : contactez votre banque par ses canaux habituels.

Le faux fournisseur et le changement de RIB

Un courriel parfait, à l'en-tête de votre fournisseur, annonce un changement de coordonnées bancaires. Vérifiez par téléphone, au numéro que vous connaissiez déjà.

La fausse vidéo ou la fausse annonce

Une personnalité qui « recommande » un placement, un dirigeant qui « annonce » une décision : vérifiez sur les canaux officiels avant de partager.

Les réflexes qui protègent

  • Rappeler la personne sur un numéro déjà connu, jamais celui fourni dans le message.
  • Prendre le temps : l'urgence est l'arme de l'escroc. Une vraie demande supporte dix minutes de vérification.
  • Double validation pour tout virement inhabituel ou changement de RIB : deux personnes, deux canaux.
  • Un mot de passe familial ou d'équipe : une question dont seuls vous connaissez la réponse, à poser en cas de doute au téléphone.
  • Ne jamais communiquer un code reçu par SMS, un mot de passe ou une validation bancaire à quelqu'un qui vous appelle.

Préparer l'équipe

Écrivez la règle, une fois pour toutes : « Aucun virement ni changement de coordonnées bancaires sur simple demande par courriel, message ou téléphone, même venant de la direction, sans vérification par un second canal. » Et dites clairement que la personne qui vérifie a toujours raison, même si la demande était réelle.

Qui alerter

  • Cybermalveillance.gouv.fr : diagnostic, conseils, mise en relation avec des prestataires.
  • 17Cyber : assistance en ligne si un compte ou un appareil est piraté.
  • 33700 : signalement gratuit des SMS et appels indésirables (par SMS ou sur la plateforme 33700).
  • Signal Spam : signaler un courriel d'hameçonnage.
  • Pharos : signaler un contenu illicite en ligne, dont certaines escroqueries.
  • Perceval : signalement d'une fraude à la carte bancaire, depuis le 14 octobre 2026 à partir de masecurite.interieur.gouv.fr. Le signalement ne remplace pas la plainte.
  • En cas de virement frauduleux : appelez votre banque immédiatement pour tenter un rappel des fonds, puis déposez plainte.

Sources